mardi 28 avril 2009

Emigration, immigration, identité nationale.

Appelons-le Moussa. Moussa n'a pas d'âge. Une bonne soixantaine. Il surveille les présentoirs de vêtements bon marché dans une rue de Brooklyn. Moussa vient du Burkina Faso. Il habite a New York depuis 23 ans. Il est fier de sa réussite. Il a pu mener ses deux fils aux baccalauréat, en Afrique, alors que lui n'a aucun diplôme. Moussa est content d'habiter aux Etats Unis. A aucun prix il ne voudrait émigrer en France. Quand il était en région parisienne, un noir a fait circuler une fausse coupure de 200 francs. La police a arrêté tous les noirs du quartier, les a mis en garde à vue pendant 48h et Moussa a été libéré sans un mot d'excuse.
"Ici, dit-il, si tu ne touches pas aux choses interdites, jamais tu ne vois la police. Je le sais, je suis là depuis 23 ans".
Un débat occupe le même jour les pages nu New York Times. Dans certains comtés du Sud des Etats Unis on ose vérifier les papiers de séjour des étrangers lors d'enquêtes policières consécutives à des délits.
Le journaliste a dû ne jamais assister à des vérifications d'identité au faciès dnas le RER parisien, aux pays des droits de l'homme....
La même semaine, le même New York Tines attaque la bureaucratie de l'immigration qui finit par nuire à l'attractivité du pays et va détourner des immigrants de s'installer aux Etats-Unis. IL cite l'histoire d'un des jeunes génies de Google, obligé de vivre au Canada parce que le visa d'entrée est refusé à son épouse.  Cela nuit à l'image du pays.
Les USA n'auraient-ils aucun sens de l'identité nationale? On pourrait leur envoyer un ministre pour les aider


dimanche 19 avril 2009

Universités et narcos

Paradoxalement, au Chili, les étudiants de milieu aisé, s'ils suivent leur scolarité  secondaire dans des établissements privés, gagnent l'université publique après le baccalauréat. Ils y ont les meilleurs professeurs, pour des droits d'inscription plus faibles, et peuvent même profiter de bourses.
Suivant un trajet inverse, les étudiants d'origine modeste ont fait leur scolarité secondaire dans les public. Leurs résultats ne sont pas toujours excellents au baccalauréat et ils vont dans ce cas dans des universités privées.
Un cas particulier de ces universités privées, qui non loin de Santiago peuvent accueillir jusqu'à 40 000 étudiants est le cas des universités financées par les narcos et qui servent au lavage de dollars.
 Des bâtiments flambants neufs sortent de terre, les professeurs y sont payés bien plus cher que dans le public, et les droits d'inscription peuvent toujours être offerts par des fondations bienveillantes pour les nécessiteux. Le résultat est que des dizaines de milliers d'étudiants reçoivent des diplômes sans aucune valeur, mais que des millions de dollars peuvent être lavés.
En fin de compte, l'université finit par jouer le même rôle que le motel qui permet les amours clandestines. Comme personne ne paye par chèque dans les motels, nombre de motels servent, avec des factures fictives à laver l'argent de la drogue. Certaines universités aussi.
Mais qu'on ne dise pas que l'université est un bordel....